Un homme de 82 ans, est mort dans la chambre de sa maison de retraite d’Etampes (91). Sa veuve n’a été prévenu qu’un mois après sans que les volontés du défunt ne soient respectées.

Pour certaines institutions, la mort d’un homme ne semble pas être considérée comme importante, et le respect de ses dernières volontés encore moins. En effet, un homme de 82 ans est mort au début du mois de juillet dans sa chambre d’une maison de retraite d’Etampes dans l’Essonne (91) mais son épouse n’a été prévenue qu’un mois après.

Cet homme placé sous tutelle depuis 2012 suite à des crises de démences et une tentative d’homicide sur son épouse n’avait selon l’UDAF qui gérait sa tutelle, reçu aucune visite depuis 3 ans, et ils ne sont pas parvenus à joindre son épouse avant un mois. Les histoires familiales sont parfois déconcertantes non ?

Nous ne connaissons pas l’histoire intime de cette famille et nous ne nous ferons ni juge ni partie, mais selon Le Parisien, l’épouse de l’homme n’a été prévenue que début août alors que l’homme était décédé un mois avant. Il avait bien sûr été inhumé le 12 juillet dans le cimetière communal. Son épouse affirme être restée en contact avec lui depuis sa mise sous tutelle, ce que réfute l’UDAF.


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Selon l’épouse, la sépulture a été surmontée d’une croix catholique alors que son mari n’était pas pratiquant ni même croyant. Pour faire valoir les dernières volontés de son défunt mari, elle s’est appuyée sur une lettre manuscrite datant de 1989 où l’homme indiquait son désir d’être inhumé au Père-Lachaise.

Nous ne nous ferons ni juge ni partie mais avouons que l’humain semble si peu important face à l’administration dans cette affaire. L’UDAF accepte cependant de régler les frais de transfert dans le cimetière du Père Lachaise à Paris, si toutefois les conditions familiales sont réunies pour que le défunt soit inhumé dans la capitale. Il faut que l’un de ses enfants au moins soit résident parisien. Ses dernières volontés seront-elles finalement respectées ?


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Au-delà des détails un peu sordides de cette mort, cela pose la question des personnes âgées mises sous tutelle et demeurant en maison de retraite. De nombreuses personnes en EHPAD ne reçoivent plus de visite de leurs proches et ne sont plus capables d’exprimer leurs désirs, il est alors compliqué pour les administrations de réagir dans un délai très court. Le vieillissement de la population et l’accroissement des maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer isolent souvent les malades du monde extérieur et de leurs familles. Le système de tutelles français est-il encore assez performant ? C’est peut-être cette question-là que les autorités devraient se poser ?

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