Kangina, une invention ancestrale en paille et argile pour conserver les fruits pendant plusieurs mois sans frigo

Les Afghans seraient-ils les véritables inventeurs du concept des boîtes de conservation alimentaires ? Toujours est-il que leur méthode permet une conservation des raisins pendant six mois.

À l’approche de l’été, nous allons consommer de délicieux fruits frais, sucrés et juteux, et réaliser de délicieuses salades de fruits. Le raisin est un fruit qui se prête parfaitement à ces salades sucrées, même si sa pleine saison ne se situe que vers la fin de l’été. Le gros problème de ces grappes généreuses est qu’elles ne se conservent pas plus de cinq jours en général. Et parfois, vu la taille des grappes, cinq jours ne suffisent pas pour consommer tous ces grains, à moins d’en faire le dessert de chaque repas. En Afghanistan, il existe une méthode ancestrale de conservation du raisin : la méthode Kangina (Kangineh). Elle permet de conserver les précieux grains de raisin pendant six mois, sans réfrigérateur ni produits chimiques. Découverte.

La méthode Kangina, qu’est-ce que c’est ?

Le Kangina consiste en la création de récipients en argile hermétiquement fermés appelés kangina. Ces récipients sont fabriqués à partir d’un mélange de boue riche en argile, de paille et d’eau. Les artisans locaux façonnent ces bols en argile à la main, utilisant des techniques traditionnelles affinées au fil du temps. Les bols sont fabriqués à base d’une pâte d’argile mélangée à de la paille. Cette pâte est façonnée en bols de différentes tailles, en fonction des besoins. Ensuite, les bols sont séchés au soleil pendant environ cinq heures, jusqu’à ce qu’ils durcissent et deviennent solides. Une fois les bols prêts, les raisins frais sont soigneusement placés à l’intérieur, entre deux bols, et les bords sont scellés hermétiquement avec le même mélange d’argile et de paille. Cette étape est cruciale, car elle crée un environnement hermétique à l’intérieur du kangina, empêchant l’air et l’humidité d’y entrer et de détériorer les raisins.

Comment ça marche ?

L’argile agit comme un isolant naturel, protégeant les raisins des variations de température et d’humidité dans leur environnement. De plus, le joint hermétique empêche l’oxygène d’entrer, ce qui ralentit le processus de maturation et de détérioration des fruits. Ainsi, les raisins restent frais et savoureux pendant des mois, conservant leur texture, leur douceur et leur goût. Une fois les kangina scellés, ils sont conservés dans un endroit frais, à l’abri du soleil. Dans certaines régions, les kangina sont aussi enterrés sous terre pour bénéficier d’une température encore plus constante. Cette méthode permet aux populations vivant dans des régions reculées de profiter de fruits frais pendant les mois d’hiver lorsque la disponibilité des fruits est réduite. De plus, cette méthode ne nécessitant aucune énergie, elle répond aussi aux besoins des endroits isolés qui ont difficilement accès à l’électricité et aux dispositifs comme les réfrigérateurs.

Chaque kangina est formé par l'assemblage de deux couches d'une boue humide et riche en argile. Chaque couche est façonnée en forme de bol, puis séchée au soleil pour être cuite. Après cela, le kangina est conservé dans un endroit frais, tel qu'une cave, pour le protéger de la lumière directe du soleil. Certains préfèrent même enterrer les paquets sous terre. Cette méthode de stockage permet de maintenir la fraîcheur du fruit pendant une durée allant jusqu'à six mois, offrant ainsi aux Afghans une saveur sucrée pendant les chauds étés et les hivers.
Chaque kangina est formé par l’assemblage de deux couches d’une boue humide et riche en argile. Chaque couche est façonnée en forme de bol, puis séchée au soleil pour être cuite. Après cela, le kangina est conservé dans un endroit frais tel qu’une cave, pour le protéger de la lumière directe du soleil. Certains préfèrent même enterrer les paquets sous terre. Cette méthode de stockage permet de maintenir la fraîcheur du fruit pendant une durée allant jusqu’à six mois, offrant ainsi aux Afghans une saveur sucrée pendant les chauds étés et les hivers. Crédit photo : A.R (capture d’écran vidéo YouTube)

Kangina, l’ancêtre du Tupperware ?

Cette pratique suscite un vif intérêt sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes ont été fascinés par cette méthode traditionnelle de conservation des fruits. Certains ont même comparé les kangina à une version archaïque des récipients modernes tels que les boîtes en plastique ou les sachets à fermeture zip. La méthode Kangina est non seulement une technique de conservation efficace, mais elle est aussi empreinte d’une riche tradition culturelle. Elle témoigne de la créativité et de l’ingéniosité des communautés afghanes et nous prouve encore une fois que nous n’avons rien inventé ! Earl Silas Tupper se revendique comme l’inventeur des fameux Tupperware en plastique, en 1946. Mais ne se serait-il pas, plutôt, inspiré des Afghans pour créer ses boîtes de renommée internationale ?

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Source
Wikipedia.org

Nathalie Kleczinski

Passionnée de lecture et d'écriture, il était presque logique que je me tourne vers le métier de rédactrice/journaliste professionnelle. Écrire est une passion, un besoin et une manière de communiquer indispensables. Touche-à-tout de l'écriture, j'aime surtout écrire sur des sujets liés à l'environnement, mais aussi à ceux qui prodiguent des conseils, ou des astuces pour vous aider dans votre quotidien. Je suis une adepte des tests en tous genres, surtout s’ils permettent de créer, de faire des économies, ou d’utiliser des produits recycler ! Je voue également une véritable passion aux animaux et suis très sensible à leur bien-être et aux inventions qui peuvent améliorer leurs quotidiens. En revanche, je peux vite devenir cassante lorsqu’il s’agit de parler de maltraitance. Enfin, j’aime découvrir et faire découvrir de nouvelles inventions, de petites choses qui amélioreront notre quotidien, ou celui des personnes en situation de handicap, autre cause qui me tient à cœur. Bénévole dans une association liée à l’aide aux victimes d’accidents de la route, vous comprendrez aisément que cette cause me touche aussi et que j’estime primordial de mettre en avant tout ce qui peut améliorer cette sécurité routière et empêcher un décès supplémentaire sur la route. Ma devise : Carpe Diem, car la vie est courte, et qu'il faut transformer chaque instant en tranches de bonheur !

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