Innovation

« L’avenir des énergies renouvelables » : plusieurs entreprises travaillent sur des fermes photovoltaïques spatiales

L'agence spatiale européenne est sur le point de développer une ferme solaire, Solaris, pour rendre l'énergie solaire utilisable en permanence, sans empiéter sur les sols de la Terre !

Notre électricité future proviendra-t-elle de l’Espace ? En tout cas, c’est le projet de Solaris ou encore Caltech qui vient d’effectuer le lancement d’un premier prototype quelques jours auparavant. De son côté, Solaris travaille actuellement sur une centrale solaire spatiale avec Airbus et l’Agence spatiale européenne (ESA). Ce projet Solaris prévoit l’installation de panneaux solaires à 36 000 km de la Terre et en orbite. Bien entendu, l’idée étant de fournir de l’électricité aux habitants de la Terre. Les fermes solaires en orbite seraient le moyen de produire de l’électricité issue d’une énergie renouvelable, sans empiéter sur les sols. Pour le moment, cette problématique de l’emprise au sol des panneaux solaires représente un frein à leur développement. Le projet Solaris vient d’être approuvé par les « ministres de l’espace » des 22 pays membres de l’ESA et c’est bien une petite révolution qui décolle !

Comment fonctionnera cette ferme solaire ?

À l’évidence, ce n’est pas l’espace qui manque… Les panneaux solaires pourront donc s’étendre sur des kilomètres, sans encombrer la Terre et fonctionner « jour et nuit ». Géraldine Naja, directrice de la commercialisation, de l’industrie et des contrats à l’ESA explique que ces panneaux solaires pourront récupérer l’énergie solaire transformée en faisceaux micro-ondes qui, à leur tour, seront transmis sur la Terre. Ces faisceaux seront ensuite transférés sur le réseau électrique terrestre.

Un concept art d'une station solaire spatiale.
Un concept art d’une station solaire spatiale. Image d’illustration non contractuelle. Crédit photo : Neozone (générée par IA)

Quels seront les avantages de ces fermes solaires en orbite ?

L’installation de ferme solaire en orbite présente plusieurs intérêts. Notons, par exemple, la hauteur de ces panneaux au-dessus des nuages, leur permettant de recevoir de l’énergie solaire en permanence de jour comme de nuit et non pas uniquement lorsqu’il fait beau. Le second bénéfice, comme évoqué ci-dessus, étant que ces nouveaux panneaux n’occuperont aucun espace au sol et permettront de conserver des zones exploitables ou constructibles. Enfin, le dernier intérêt pour les fermes solaires est de pouvoir utiliser l’énergie pour la Terre, mais également pour alimenter des systèmes d’exploration en orbite, voire de transférer l’énergie sur la Lune un jour. Le projet devrait aboutir aux alentours de 2030 avec des panneaux solaires directement assemblés dans l’espace par des robots. Ces derniers auront la charge de les emboîter les uns dans les autres tels des LEGO ou un puzzle géant !

Solaris, un rêve bientôt concrétisé ?

« Solaris est un des moyens présentés par l’ESA pour répondre à l’initiative Net Zéro » déclarait Florence Dufrasnes, directrice de la stratégie technique et de la R & D chez Airbus Defence and Space, dans une interview accordée à Bigmedia/BPI. La scientifique revient sur cette initiative qui pourrait permettre une production d’électricité totalement neutre en carbone. L’ambition de l’ESA étant de rendre les fermes solaires opérationnelles dès 2040. Mais pour cela, il faut déjà développer d’autres technologies comme les robots télescopiques qui assembleront les panneaux directement dans l’espace.

De l'énergie solaire directement puisée dans l'espace.
De l’énergie solaire directement puisée dans l’espace. Image d’illustration non contractuelle. Crédit photo : Neozone (générée par IA)

Selon elle, la première ferme solaire devrait pouvoir produire l’équivalent d’une centrale nucléaire, soit environ 537,7 TWh. La technologie Solaris s’appuie sur un concept baptisé Power Beaming qui existe depuis plus de 50 ans déjà, mais qui n’avait jamais été exploité, car trop coûteux. Cependant, avec la réduction des coûts et l’avancée technologique, il devrait être la clé de l’assemblage en orbite.


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Source
Bigmedia.bpifrance.fr

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