Innovation

L’invention d’un « détecteur de fumée » de forêt, relié à des extincteurs et des tours récupératrices d’eau de pluie

Lauréat du prix national des James Dyson Award, le FireOut prévient les secours d'un incendie déclaré, mais en plus, il commence à l'éteindre !

Nous avons largement pu constater en France, comme dans le monde entier, que les incendies estivaux avaient, cette année, ravagés des millions d’hectares de forêt… Californie, Australie, France, Portugal, Allemagne, le réchauffement climatique a encore frappé cet été, et ce n’est probablement que le début des hostilités. Dans certains pays du monde, comme en Inde, les feux de brousse sont particulièrement dévastateurs et difficiles à arrêter. Une équipe composée d’ingénieurs de l’université Heriot-Watt, a remporté cette année le prix James Dyson national pour leur nouvelle invention, FireOut, un système automatisé qui permet de lutter contre les feux de brousse. Découverte.

FireOut qu’est-ce que c’est ?

Cette invention a été proposée par cinq étudiants originaires de quatre pays différents : Bangladesh, Pakistan, Inde et Égypte, une invention qu’ils ont conçue après avoir été horrifiés par les dramatiques incendies de 2019-2020, qui avaient décimé forêts et animaux en Australie. Ils ont alors décidé de développer un système qui serait capable de détecter les incendies, et de les contrôler à un stade plus précoce avec des techniques et un produit respectueux de l’environnement.

FireOut, un système conçu dans le but de maîtriser les incendies de forêt.
FireOut, un système conçu dans le but de maîtriser les incendies de forêt. Crédit photo : FireOut / Tasneem Nawar, Zahrah Tungekar, Eman Rashid, Zahid Rehman, Deenah Sabaahat (Heriot-Watt University)

Comment fonctionne le FireOut ?

L’appareil dispose d’une caméra qui va permettre de détecter le feu, et de transmettre les données dans une salle de contrôle, mais également à une sous-station installée sur le lieu de l’incendie grâce à des modules radios et des antennes. Dès que les sous-stations réceptionnent les signaux annonciateurs d’un incendie, les contrôleurs du FireOut actionnent automatiquement des pompes installées dans des collecteurs d’eau de pluie. Les arroseurs intégrés se déclenchent et commencent alors à asperger les départs de feu, jusqu’à l’arrivée des premiers secours. Une fois l’incendie maîtrisé, les pompes peuvent être arrêtées depuis la salle de contrôle et ne nécessitent donc pas d’intervention sur site ! L’eau diffusée est récoltée dans des tours spécialement conçues et équipées de toits rétractables qui se ferment dès que la tour est pleine, puis s’ouvrent à nouveau lorsque le niveau d’eau baisse à l’intérieur de la tour.

Pourquoi ce système est-il différent des systèmes existants ?

Les technologies actuelles savent détecter les feux de forêt, mais ne font finalement que prévenir les secours, sans pouvoir agir avant leur arrivée. Quant aux pompiers, ils ne disposent quasiment jamais de réserve d’eau suffisante pour éteindre un incendie qui aurait débuté plusieurs heures avant leur intervention. Rappelons que les distances, notamment en Australie, peuvent être longues à parcourir pour les secours, et donc retarder leurs actions. Le FireOut dispose en conséquence de réserve d’eau accumulée dans les tours grâce à la récupération des eaux de pluie. Il peuvent de ce fait réellement agir sur l’incendie, avant l’arrivée des secours, leur permettant aussi d’avoir des réserves d’eau à disposition sur site ! Les inventeurs prévoient désormais de poursuivre le développement du FireOut, mais également de le rendre disponible pour d’autres utilisations que les feux de forêt. Cette invention pourrait sauver de nombreux hectares de brousses, et de nombreuses vies animales et humaines… Nous espérons qu’elle trouvera des industriels capables de la commercialiser à grande échelle, car les feux de forêts et de brousses pourraient devenir incontrôlables dans les années à venir… Plus d’informations : tasneemnawar.wixsite.com

Source
Digit.fyiJamesdysonaward.org

Méline Kleczinski

Jeune rédactrice de 20 ans, j'aime parler d'actualités, d'environnement et de ce qui se rapporte aux sciences et à la psychologie. Je suis passionnée par les animaux en général et par tout ce qui touche à leur bien-être.

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