Environnement

Le coquelicot, fleur essentielle à la biodiversité

Pourtant ennemi de nos agriculteurs, le coquelicot est en réalité un pilier de la biodiversité. Un journaliste de Charlie Hebdo fait de cette plante un symbole dans son Appel des coquelicots.

A l’arrivée du mois de mai, nous pouvons tous remarquer l’apparition des coquelicots. Ces petites fleurs sont notamment admirées pour leurs pétales d’un rouge vif reconnaissable entre tous ! Connue pour ses vertus médicinales mais également son usage alimentaire, le coquelicot est aujourd’hui devenu un véritable symbole.

En effet, le journaliste de Charlie Hebdo, Fabrice Nicolino, en a fait un symbole de la biodiversité des champs grâce à l’Appel des coquelicots. L’Appel des coquelicots est une action engagée afin de lutter contre les pesticides. Les pesticides sont des poisons détruisant la plupart des fleurs.

Le coquelicot, ennemi des agriculteurs

Admiré pour certaines de ses vertus, le coquelicot est considéré par les agriculteurs comme une mauvaise herbe. En effet, les graines de coquelicot envahissent en général les champs en se déplaçant facilement dans la terre. De plus, afin de germer, les graines de coquelicot viennent pomper l’eau indispensable à la culture des céréales. Ces petites graines seraient également toxiques pour le bétail.

Pour les agriculteurs, c’est donc une perte de rendement non négligeable. Afin de lutter contre les coquelicots, les agriculteurs n’hésitent pas à utiliser différents herbicides pourtant également toxiques pour la plupart des cultures. Voici pourquoi les coquelicots deviennent de plus en plus rares à la lisière des champs.

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Le coquelicot, ami de la biodiversité

Dans son appel lancé le 11 septembre, Fabrice Nicolino met en avant la disparition de ces belles fleurs que sont les coquelicots. Déjà signé par 35 000 citoyens et personnalités, l’appel du journaliste de Charlie Hebdo à créer beaucoup de mouvement dans le monde.

« Les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde ! » déclare Fabrice Nicolino.

Sa déclaration appelle notamment à l’interdiction de tous les pesticides de synthèse utilisés par les agriculteurs. Cette interdiction permettrait de protéger la biodiversité de nos belles campagnes.

En plus d’être devenu un véritable symbole de la lutte contre les pesticides dans les champs, les coquelicots sont également un pilier essentiel de la biodiversité. En effet, ce sont des plantes amies des abeilles qui adorent la butiner permettant alors la pollinisation.

Mais il n’y a pas que pour les abeilles que les coquelicots sont utiles. En effet, les charançons utilisent notamment leur capsule afin d’établir leurs logis. Les graines des coquelicots sont également un véritable pêché mignon pour les oiseaux !

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Le coquelicot, également ami des Hommes

Le coquelicot possède également des vertus pour les humains. En effet, comme toutes les plantes de la famille des pavots, le coquelicot possède différentes vertus médicinales. Connu pour ses propriétés narcotiques, il vous aidera sans aucun doute à trouver le sommeil ! Il est aussi possible de le consommer en tisane afin de soigner le mal de gorge.

Le coquelicot, fleur essentielle à la biodiversité
Image d’illustration. Crédit photo : Shutterstock / kumikomii

Si vous souhaitez agir pour les coquelicots, il est toujours possible d’en planter dans votre jardin. Il suffit de récupérer les graines sèches à la fin de la saison et de les semer dans votre jardin à partir du mois d’avril. Ces fleurs annuelles repoussent tous les ans afin de vous faire profiter de leurs belles couleurs rouge sang dès le mois de mai.

Malheureusement pour nos amis agriculteurs, le coquelicot développe chaque année une certaine résistance aux pesticides vaporisés dans les champs. Mais heureusement pour dame nature, il n’est donc plus nécessaire de polluer nos belles campagnes avec ces nombreux pesticides ! Quel rebelle ce coquelicot !

Méline Kleczinski

Jeune rédactrice de 20 ans, j'aime parler d'actualités, d'environnement et de ce qui se rapporte aux sciences et à la psychologie. Je suis passionnée par les animaux en général et par tout ce qui touche à leur bien-être.

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