Environnement

Réchauffement climatique : la mer Méditerranée surchauffe et ce n’est vraiment pas une bonne nouvelle

30.7°C relevés en juillet en Corse... Un record de température de l'eau; un très mauvais signe pour la flore et la faune qui se meurent à petits feux !

Si vous passez vos vacances à Toulon, Marseille, Perpignan ou encore Saint-Tropez, vous avez peut-être la « chance » de vous tremper dans une mer Méditerranée qui avoisine, voire dépasse les 30°C ! Et vous la trouvez bien agréable, cette température assez inhabituelle… Dans nos têtes de vacanciers, il est évidemment plus agréable de se baigner en Méditerranée à 30°C qu’en mer du Nord à 20°C. Mais vous êtes-vous déjà demandé pourquoi cette mer était devenue si chaude ? Et quelles pourraient être les conséquences sur la faune et la flore autochtones ? Et sur les humains ? Ces pics de chaleur relevés sur les côtes Corses (30.7°C) ne sont que l’un des signes du réchauffement climatique, et ce n’est vraiment pas une bonne nouvelle ! Explications.

La Méditerranée à plus de 30°C inquiète…

L’observatoire météorologique Keraunos situé à Alisto à l’est de la Corse a enregistré le 24 juillet dernier, une température de l’eau à 30.7°C, un record qui est en fait une anomalie climatique extrême et exceptionnelle. A cette époque de l’année, la température de la Méditerranée à cet endroit ne devrait pas excéder les 25°C, explique le Figaro. Cette canicule marine touche cette année toute la Méditerranée de l’Ouest (Italie, Détroit de Gibraltar, Corse etc.). Des températures jusqu’à 6.5 ° au-dessus des normales saisonnières ont été relevées. Le problème étant que cette température ne redescend plus, chauffée et réchauffée par des températures au-delà des 40°C sur plusieurs jours.

Des conséquences sur la faune et la flore marines ?
Des conséquences sur la faune et la flore marines ? Photo d’illustration non contractuelle. Crédit photo : Shutterstock

Pourquoi cette eau si chaude ?

Evidemment, et encore une fois, le réchauffement climatique est en cause dans ce phénomène. La température de l’eau a augmenté d’environ 0.9% en quinze ans et concerne la surface de l’eau. Si vous explorez les profondeurs de la Méditerranée, vous trouverez une eau à 13°C environ. Et ce n’est pas tant la température de l’eau qui inquiète les scientifiques, mais le fait qu’elle reste haute sur plusieurs jours, voire semaines ! En mer, comme partout, le réchauffement climatique est dû principalement à l’activité humaine, à la bétonnisation, et aux émissions de gaz à effet de serre, toujours plus importantes malgré les alertes des climatologues !

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Quelles conséquences sur la faune et la flore marines ?

L’eau trop chaude qui ne parvient plus à se refroidir, touche en premier lieu les espèces telles que les coraux, herbes marines (posidonies), éponges et oursins. Ces espèces, qui vivent accrochées aux rochers ou ancrées dans le sable, ne peuvent plus se déplacer vers des eaux plus froides. Et les eaux chaudes provoquent la prolifération des bactéries, qui transmettent des maladies à ces êtres vivants, qui disparaissent peu à peu, inaptes à se défendre contre le réchauffement climatique et ses conséquences. D’autres espèces comme les barracudas ou mérous, célèbres poissons de Méditerranée, commencent à remonter vers le nord et d’autres atterrissent dans nos eaux, alors qu’ils sont sensés vivre au bord de la mer Rouge… Ces espèces, qui migrent « par dépit », se retrouvent bloquées au Nord de la mer et ne peuvent pas aller plus loin, ce qui les rend vulnérables aux dangers et prédateurs indigènes.

Le corail dans les eaux cristallines de Raja Ampat
Les coraux : un habitat essentiel pour la faune et la flore marine. Image d’illustration. Crédit photo : Shutterstock / Purwanto Nugroho

Et pour l’homme, quel est l’impact ?

Ne parlons pas ici du simple fait de se baigner dans une eau plus chaude qui peut donc sembler plus agréable; pensons plutôt aux perturbations que cela engendre dans la chaîne alimentaire, et donc sur la pêche et le commerce. Les pêcheurs se retrouvent avec des espèces plus exotiques dans les eaux, mais ces espèces, encore peu connues des Français, sont plus difficiles à vendre. Quant aux espèces habituelles, elles disparaissent à petits feux, elles ne sont donc plus pêchées. Sur terre, le phénomène est semblable puisque l’on voit, depuis quelques années, apparaître des champs de lavandin ou de lin en Île-de-France en lieu et place du blé, de l’orge ou du maïs, cultures traditionnelles de la Brie. Les pêcheurs, comme les agriculteurs sont obligés de se diversifier pour tenter de survivre au réchauffement climatique.

Source
Lefigaro.fr

Nathalie Kleczinski

Mes sujets de prédilection sont l'écologie, l'environnement, les innovations solidaires et les actualités en général. J'espère que vous prendrez plaisir à me lire. Ma devise : "Carpe Diem" parce que la vie est trop courte et qu'il faut en savourer chaque instant.

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