Innovation

Hydrolienne : l’usine marémotrice (MeyGen) annonce une première mondiale avec 50 GWh d’électricité produite

Le premier réseau de courant marémoteur à générer 50 GWh d'électricité se trouve en Écosse !

En matière de production d’électricité, l’énergie marémotrice est en plein essor. Cette énergie est « issue des mouvements de l’eau créés par les marées et causés par l’effet conjugué des forces de gravitation de la Lune et du Soleil ». En France, la plus célèbre est celle de la Rance, mise en service en 1967 et qui produit 500 à 600 GWh par an. Cela est rendu possible grâce à ses 24 « groupes bulbes » possédant chacun un alternateur de 10 MW. La société d’énergie SAE Renewables vient d’annoncer une première mondiale dans ce secteur émergent avec un projet qui peut produire 50 GWh d’électricité. Explications.

Première mondiale pour SAE Renewables

« Au cours des premières heures de ce matin… notre réseau de courant marémoteur au large de la côte de Pentland Firth est devenu le premier réseau de courant marémoteur au monde à générer 50 GWh d’électricité. » déclarait Graham Reid, le PDG de SAE Renewables, dans un communiqué de presse paru en début de semaine. L’entreprise est leader mondial dans la conception, le développement et l’exploitation d’usines marémotrices avec leur projet phare MeyGen. Pour comprendre pourquoi c’est une première mondiale, il faut savoir que la production mondiale de tous les autres dispositifs et sites marémoteurs est inférieure de moitié à ce que produit l’usine de Pentland First.

Le projet MeyGen a généré les premiers 50 GWh d'électricité au monde à partir de l'énergie marémotrice
Le projet MeyGen a généré les premiers 50 GWh d’électricité au monde à partir de l’énergie marémotrice. Crédit photo : SAE Renewables (capture d’écran YouTube)

Le projet MeyGen, qu’est-ce que c’est ?

MeyGen est le site d’une usine marémotrice surdimensionnée qui se trouve en Écosse. Le réseau MeyGen compte quatre turbines de 1,5 MW et a une capacité totale de 6 MW lorsqu’il est pleinement opérationnel. Actuellement, trois turbines sont en service et le site est en fonction depuis 2017. Depuis, les ingénieurs ne cessent de relever de nombreux défis et d’améliorer la quantité d’énergie que les turbines sont capables de produire.

L’Écosse n’a pas été choisie par hasard. Depuis quelques années, le pays est devenu une plaque tournante de la production d’énergie issue des courants de la mer. D’autres grandes entreprises y existent comme Orbital Marine Power, qui travaille sur la turbine la plus puissante au monde, ou encore Nova Innovation, avec la turbine Shetland Tidal Array de 600 kW. C’est également dans cette région de l’Europe que se trouve le Centre européen des énergies marines, afin de pouvoir directement tester les nouvelles technologies mises au point dans ce domaine porteur d’énergies renouvelables à l’avenir.

Une usine marémotrice, comment ça marche ?

Une usine marémotrice est une installation qui utilise l’énergie des marées pour produire de l’électricité. Elle fonctionne en exploitant le mouvement des marées pour entraîner des turbines qui produisent de l’électricité. Les usines marémotrices peuvent être installées dans des zones côtières où les différences de niveau d’eau entre la marée haute et la marée basse sont importantes, comme c’est le cas dans les estuaires ou les baies. Les avantages de l’énergie marémotrice incluent sa source d’énergie renouvelable, prévisible et stable, ainsi que sa capacité à produire de l’électricité sans émettre de gaz à effet de serre ni de pollution. Cependant, la construction d’une usine marémotrice peut avoir des impacts environnementaux sur les écosystèmes marins et est souvent associée à des coûts élevés de construction et de maintenance.


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Source
Cnbc.com

Merieme Bonazzi

Passionnée par la découverte et l'exploration de la vie sous toutes ses formes, je me considère comme un disciple moderne de St. Thomas, ne croyant que ce que je vois et expérimente de mes propres yeux. Animée par une soif insatiable de connaissance et de compréhension, je m'engage activement dans des tests et des expériences pour mieux appréhender le monde qui m'entoure. À travers mes analyses et mes réflexions, je cherche à partager avec vous les fruits de ces expériences. Chaque test que je réalise est minutieusement examiné et interprété avec rigueur, afin d'en extraire des enseignements pertinents et des conclusions éclairantes. Que ce soit dans le domaine des sciences, de la technologie, de la culture ou de la société, je m'efforce de vous offrir des perspectives éclairées et des analyses approfondies. Votre participation et vos commentaires sont non seulement les bienvenus, mais également essentiels à cette démarche collaborative. Chaque échange enrichit notre compréhension collective et nous permet d'explorer ensemble de nouveaux horizons. N'hésitez donc pas à partager vos réflexions, vos questions et vos idées ; ensemble, continuons d'explorer et de comprendre le monde qui nous entoure

4 commentaires

  1. Est-ce que vous avez conscience que dire simplement 50 GWh sans durée n’a strictement aucun sens ?
    Des GWh représentent une quantité d’énergie et non une puissance. Il faut donc obligatoirement l’associer à une durée, par exemple 50 GWh par an.
    Si c’est effectivement par an, dans ce cas ça n’a rien de révolutionnaire parce que vous dites dans l’article qu’il existe un endroit qui produit 500 à 600 GWh par an depuis 1967…

  2. Cessez de passer d’une puissance à une énergie (surtout sans rappeler qu’elle concerne 1 annee soit 8000 fois plus) … ça rendra la compréhension plus facile … même si c moins spectaculaire…. nb : 6 MW c’est peanuts sachant que la France a besoin de 25 GW de production d’électricité supplémentaire dans les prochaines années.

  3. Article très bizarre qui annonce un exploit incroyable avec 50 Gwh en 5ans alors que la centrale de la Rance produit 600Gwh par an.

  4. Alors qu’il est évident qu’avec des technologies modernes on peut faire mieux que l’usine de la Rance en 1967, la seule conclusion de l’article est que le journaliste n’a pas lui même compris où était l’exploit.

    C’est navrant !

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