Société

Bretagne : des sans domicile fixe fabriquent leur propre Tiny-House pour sortir de la précarité

Un petit village de tiny-houses verra le jour en fin d'année 2023, et en juillet prochain, Patrick sera le premier à emménager sur ce chantier participatif... Aidés de bénévoles, les sans-abri se transforment en autoconstructeurs !

En Bretagne, il existe une association appelée l’Amisep, qui agit pour l’insertion professionnelle et sociale des personnes en situation précaire. En fin d’année 2021, l’Amisep lance un joli projet destiné aux sans-abri : construire des tiny-houses avec la participation de ceux qui, par la suite, en deviendront les locataires. Ce joli projet se base sur la construction de six à huit tiny-houses, sur les trois ans à venir… Pour Pascal, 52 ans, le projet initié en octobre dernier est devenu réalité, il est sur le pas de la porte de sa tiny-house. Et bientôt, il pourra y poser ses valises, et s’y reposer… La vie de sans-abri semble désormais derrière lui et cette tiny, il l’a construite de ses mains, aidé par d’autres accidentés de la vie.

Pascal, 52 ans, futur ex-sans-abri !

Le mois de juillet aura une saveur toute particulière pour Pascal qui entrera enfin dans sa tiny-house après l’avoir construite avec d’autres bénévoles ou sans-abri. Il sera alors le premier à investir les lieux et sa nouvelle maison. Bientôt, il sera rejoint par sept autres personnes dans le même cas que lui. Ils constitueront un petit village de tiny-houses, pour remonter la pente, s’entraider et avoir enfin un toit ! La petite maison se trouvé à Séné, une commune du Morbihan située près de Vannes.

Une belle Tiny House en bois
Photo d’illustration. Crédit : Shutterstock – inrainbows

Quelle est donc cette tiny-house ?

Lorsque l’on a vécu à la rue, une petite maison en bois isolée et chauffée de 20 m², cela ressemble à un palace ! Ce chantier participatif est le premier du genre pour l’Amisep, qui accueille chaque jour des bénévoles venus filer un coup de main pour raboter des planches, poser du parquet ou fabriquer des rangements. Sous la houlette de Bastien, l’éducateur technique responsable du chantier, toutes ces personnes se mettent au travail. Bastien évalue les compétences de chacun et répartit les travaux à faire. Pour les bénévoles qui aident au chantier, c’est une construction de maison, mais également une reconstruction personnelle… Se sentir utile lorsque l’on a tout perdu est primordial, et ce chantier est aussi là pour leur redonner confiance en eux. L’un des bénévoles a déjà obtenu un contrat d’insertion, une victoire pour lui et pour l’association !

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L’avis de Pascal

Pour celui qui deviendra le premier locataire des lieux, la tiny-house, même si elle est sur roues, c’est bien mieux qu’une caravane… Il explique y avoir déjà vécu, mais que la tiny-house n’a rien de comparable. Pour lui, c’est un peu comme un appartement, avec une porte, une vraie clé, et surtout la liberté d’aller où il veut, quand il le veut ! A l’intérieur, il aura sa propre douche, ses toilettes, sa cuisine, sa mezzanine pour dormir au chaud et de quoi s’asseoir à une table pour manger… Pour lui, la vie dans la rue s’arrêtera en juillet prochain, et il a déjà hâte d’y être !

Huit tiny-houses prévues d’ici fin 2023

Les tiny-houses de Séné coûtent environ 25 000€ par maison pour les construire; elles sont installées sur un terrain de 1900 m² appartenant à la mairie. Mais travailler sur le chantier ne veut pas dire devenir l’un des heureux propriétaires. Certains ont d’ailleurs déserté, pensant que s’ils aidaient, ils investiraient les lieux… Les futurs locataires doivent répondre à deux critères : ne pas avoir trouvé d’autres solutions pour être hébergé, et avoir participé activement aux travaux sur le chantier. Les tiny-houses sont d’ailleurs attribuées sur dossier par le Service Intégré d’Accueil et d’Orientation de Vannes et non par l’association, qui se fait le relai entre les sans-abri demandeurs et les autorités compétentes en matière de décision d’attribution.

Source
Letelegramme.fr

Méline Kleczinski

Jeune rédactrice de 20 ans, j'aime parler d'actualités, d'environnement et de ce qui se rapporte aux sciences et à la psychologie. Je suis passionnée par les animaux en général et par tout ce qui touche à leur bien-être.

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