Robotique

Des scientifiques ont réussi à établir un lien entre une prothèse robotique et le cerveau d’un patient

Un groupe de chercheurs est parvenu à connecter un exosquelette motorisé à une interface neuronale. Un exploit qui a permis à un patient ayant perdu son pied et sa jambe de contrôler l’appareil par sa pensée.

Le contrôle neuronal pourrait un jour permettre aux patients ayant perdu leurs membres, notamment leurs jambes, de contrôler des prothèses robotiques par la pensée. Depuis de nombreuses années, des équipes de recherche travaillent partout dans le monde sur des projets de conception d’exosquelettes pour aider les personnes handicapées à marcher.

Il s’agit en général d’appareils contrôlés par ordinateur que les utilisateurs peuvent attacher à leurs jambes. Ces dispositifs sont pour la plupart conçus pour reproduire automatiquement des mouvements cycliques préprogrammés. Les scientifiques envisagent ainsi de créer des prothèses robotiques capables de réaliser des mouvements complexes.

Une structure motorisée couplée à une interface neuronale

C’est le cas d’un groupe de recherche qui a récemment publié une étude dans la revue Wearable Technologies. Comme le rapporte Futurism, celui-ci a mis au point un système qui devrait permettre à une personne ayant perdu ses pieds de marcher à nouveau, et ce, tout en étant capable d’effectuer des gestes qu’aucune autre jambe artificielle ne peut jusque-là reproduire.

Pour que cela soit possible, l’équipe s’est tablée sur un concept impliquant une structure motorisée, une interface neuronale ainsi que des capteurs dont le rôle est de lire les pensées de l’utilisateur pour les traduire en mouvements.

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Une avancée majeure susceptible de profiter à de nombreuses personnes

Autrement dit, le système fonctionne grâce à une interprétation en temps réel des informations envoyées aux pieds par le cerveau. Il offrirait une amplitude de mouvements bien plus large et plus de contrôle par rapport à d’autres exosquelettes existants.

Une structure motorisée couplée à une interface neuronale
Une avancée majeure susceptible de profiter à de nombreuses personnes. Crédit photo : North Carolina State University

D’après IEEE Spectrum, en dépit du fait que beaucoup de physiothérapie a été nécessaire pour parvenir à faire en sorte que l’utilisateur puisse contrôler la prothèse motorisée avec sa pensée, ce travail constitue une avancée majeure dans les efforts visant à aider les personnes handicapées à marcher.

Une technologie prometteuse

Selon l’auteur principal de l’étude, les tests ont montré une stabilité et un contrôle en position debout particulièrement prometteurs. Il s’avère que la personne qui a porté la prothèse pendant les essais a pu s’asseoir, se tenir debout toute seule et s’accroupir pour ramasser des objets laissés par terre.

Comme si cela ne suffisait pas, elle a pu marcher de manière très réaliste et fluide pour un individu portant un exosquelette. À noter que l’équipe prévoit de tester bientôt la technologie sur plus de volontaires pour évaluer ses réelles capacités.

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Marc Odilon

Tout ce qui touche de près ou de loin à l'High-tech me fascine !

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