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Maison container : prix, construction, législation, installation, avantages et inconvénients – dossier

Vous êtes de plus en plus nombreux à opter pour les maisons containers, et ce n'est pas sans raison. Elles sont en effet une alternative moins coûteuse à la construction traditionnelle et permettent de réutiliser des matériaux mis au rebut !

Vous envisagez de déménager de votre maison traditionnelle pour vous lancer dans un projet un peu fou, celui de construire ou de faire construire votre maison container ? Depuis quelques années, ces containers, normalement destinés au transport maritime, deviennent très prisés des futurs propriétaires. Modulables, coûts plus faibles et matières premières disponibles immédiatement, ils deviennent un moyen rapide de construire sa maison. Il est même possible de « se fabriquer » une maison de plus de 100 m² avec, et de concevoir des étages. Tout est possible ou presque, mais comment construire sa maison container ? Quels sont les avantages ? Les inconvénients ? On va tout vous expliquer !

Qu’est-ce qu’une maison container ?

C’est tout simplement une habitation modulaire construite à l’aide de containers maritimes. Les grandes boîtes métalliques sont fixées entre elles ou empilées, et permettent d’obtenir des surfaces importantes comme des surfaces plus petites, à la guise du propriétaire. Dans leur fonction originelle, les containers sont bruts, sans isolation. S’ils sont utilisés pour une habitation, ils sont d’abord renforcés puis isolés avant d’être opérationnels. En fonction de la finition extérieure, ils peuvent parfois devenir totalement invisibles dans la construction.

Quels sont les avantages d’une maison container ?

La maison container présente évidemment quelques avantages, à commencer par les délais de construction qui se trouvent réduits. Il suffit d’accoler ou d’empiler les containers. Le prix est également un avantage certain, même s’il ne faut pas omettre de comptabiliser les coûts de livraison et de déchargement. Ils sont parfaitement modulaires et permettent de construire une maison à son image. Par la suite, il est facile d’agrandir l’ensemble initial en ajoutant des containers. Ces derniers sont évidemment très solides et peuvent accueillir 5 fois leur poids, pour une durée de vie de 40 ans environ. Enfin, leur impact environnemental est très faible: construire une maison container ne demande que très peu d’énergie, les matériaux étant déjà préconstruits.

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Une Tiny House fabriquée avec un container. Crédit photo : Handcrafted Movement

Les inconvénients d’une maison container

Si elles ont des avantages, elles ont, bien entendu, aussi des inconvénients. Dans la mesure où les containers sont bruts, il faudra prévoir de gros travaux d’isolation pour assurer de bonnes performances thermiques. Ils sont également de petite taille: de 1.86m de large à 2.40m; l’aménagement peut donc s’avérer compliqué. De prime abord, ils ne sont pas très jolis, et il faut avoir de l’imagination en matière de décoration pour les camoufler, ou au contraire les mettre en valeur.

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Dans la mesure où ils sont conçus en métal épais, ils peuvent être un rempart infranchissable pour les réseaux ou le Wifi. Enfin, ils sont encore mal acceptés voire pas du tout par certaines communes, qui ne les considèrent pas comme des habitations selon leur plan local d’urbanisme. Il convient évidemment de vous renseigner avant même de passer commande !

Quelle est la réglementation pour les containers ?

Comme nous vous le disions, il faut absolument consulter le Plan Local d’Urbanisme (PLU) auprès de votre mairie. Il vous indiquera les règles d’urbanisme en vigueur sur le lieu de construction. Au lieu d’une consultation, il est possible de demander un certificat d’urbanisme afin d’être sûr que votre projet est réalisable. Comme pour tout projet immobilier, il faudra ensuite déposer une demande de permis de construire, patienter au moins 2 mois pour avoir la réponse, et enfin pouvoir lancer le chantier.

Rosie : une magnifique maison hors réseau composée de 5 containers posée au cœur de la nature
Crédit photo : Capture d’image YouTube / Living Big In A Tiny House

Quels délais pour construire une maison container ?

Entre le moment où vous demandez le permis de construire, le choix des containers, leur livraison et les travaux à effectuer, il faudra compter entre 7 et 12 mois pour pouvoir emménager dans votre maison container. L’aménagement intérieur peut évidemment se faire petit à petit, mais il faut au moins que la structure et surtout l’isolation soient opérationnelles pour l’emménagement.

D’où proviennent les containers ?

Un container est une énorme boîte de métal qui, à l’origine, sert au transport maritime. Utilisés pour transporter des marchandises d’un bout du monde à l’autre, ou par des particuliers pour un déménagement, ils sont tous de même taille. D’abord utilisé sur continent pour créer des zones de stockage, ils sont ensuite devenus une matière première pour la construction de maison. Recycler un container mis au rebut est encore quelque chose de très compliqué, alors, les vendre pour en faire des maisons devient un moyen de les réutiliser à bon escient.

Et si après les maisons containers, nous avions les jardins ou piscines containers ?
Maison d’habitation fabriquée à partir de conteneurs d’expédition rénovés. Crédit photo : Shutterstock / Aisyaqilumaranas

Où acheter les containers ?

La plupart du temps, des sociétés achètent des containers sur les ports de commerce puis les revendent à des particuliers. Le site ContainerLand par exemple proposent des containers maritimes de différents types et à différents prix.

Un container neuf ou d’occasion ?

Tout dépend de la démarche initiale de l’acquéreur, mais la plupart du temps, le container est acheté d’occasion. Ces boîtes métalliques sont très solides et restent étanches. Les containers d’occasion restent parfaitement utilisables, seul l’aspect peut déranger certains propriétaires. Il est possible d’acheter des containers neufs, mais cela ne s’avère pas indispensable pour construire une maison.

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Les différents containers

  • Le Dry est le plus couramment utilisé. Dans sa vie de container, il n’aura transporté que des marchandises non polluantes (pas de produits chimiques);
  • L’Open Top qui s’ouvre comme une boîte, par le haut;
  • Le Flat Rack est un container sans parois latérales; il est souvent utilisé pour ajouter des extensions sur une maison et y installer de grandes baies vitrées.
  • Le Reefer est celui que l’on utilise pour transporter des denrées périssables, il est donc isotherme.

Quel prix pour un container ?

Pour vous procurer un container, il faudra compter environ 2500€ hors taxe pour un modèle standard d’occasion. La livraison est facturée environ 800€ et il faudra ajouter 1000€ par jour pour le déchargement (location de grue, etc). Concrètement, pour une maison container, il faudra acheter les containers puis effectuer les travaux nécessaires :

  • Fondations, parfois agrémentées de micropieux pour soutenir le poids de la structure;
  • Faire réaliser une étude de sol pour s’assurer de la solidité du terrain;
  • Raccorder le container au gaz, à l’eau, à l’électricité;
  • Réaliser une isolation sans faille;
  • Décorer et aménager la totalité des « boîtes vides ».

Avec tous ces critères, une maison container coûte entre 900€ et 2200€ du m². Si vous choisissez l’auto-construction, cela vous reviendra évidemment moins cher, mais il est difficile de se passer d’un architecte ou d’un constructeur pour ce type d’habitation.

Comment entretenir un container maritime ?

  • Installer son container : Dans un premier temps, il faudra vous assurer qu’il se trouve sur un sol parfaitement plat. Ceci, afin d’’éviter la corrosion et l’apparition de flaques d’eau. Ces flaques pourraient apparaître tout autour du container ou même sous le container.

Pour remédier au problème des flaques d’eau, il est intéressant d’installer le container sur de vieilles traverses de chemin de fer, sur des blocs de béton ou des micropieux. Ainsi il sera surélevé par rapport au niveau du sol.

  • Intervenir sur les charnières de porte : Le container est métallique, elles peuvent donc se gripper facilement. Utilisez de la graisse ou un produit type WD40 de temps à autre pour éviter que les portes ne deviennent difficiles à ouvrir.
  • Attention à la rouille ! Elle est l’ennemie principale des containers. Si vous gardez l’aspect métallique du container, il faudra le nettoyer souvent avec un produit classique ou un agent blanchissant.
  • Evitez le poids sur le toit ! Les containers sont solides, puisqu’ils s’empilent dans leur fonction première de transport de marchandises. Mais tout de même, le centre du toit est plus fragile, évitez donc de placer des choses lourdes au centre du container… Privilégiez les bords, plus solides. Le toit s’il reste brut à l’extérieur, devra être régulièrement nettoyé et brossé afin d’éviter l’accumulation de branchages, feuilles mortes ou neige, cela rajoute du poids sur la structure.
  • Evitez le stockage de produits humides, cela provoquerait de la condensation et évitez également d’ouvrir les portes trop longtemps lorsque le temps est trop humide. Enfin, évitez de placer des objets sensibles à l’humidité le long des parois d’un container.
  • Lorsqu’on transforme un container en habitation, des joints en caoutchouc sont mis en place autour des portes et fenêtres pour contrer l’humidité. Pensez à les remplacer tous les 10 ans environ.

Comment isoler un container ?

Dans la grande majorité des cas, c’est la mousse isolante en spray, qui est privilégiée. Cette mousse polyuréthane est en fait une mousse pulvérisée soufflée à l’eau. Il faut pulvériser la mousse directement sur les parois intérieures et extérieures. Il est également possible d’isoler par l’intérieur et par l’extérieur avec des plaques de liège expansé. Avec une épaisseur de 150 mm à l’extérieur et de 50 mm à l’intérieur, vous vous assurerez une isolation thermique, mais également une isolation phonique.

Comment renforcer un container ?

Plusieurs techniques existent pour renforcer un container.

  • Créer un bandeau de tôle sur la partie haute du container, comme un cerclage qui évitera au container de bouger. Cela permettra aussi de poser des charges un peu plus lourdes sur le toit de votre dernier container, pour en faire une terrasse par exemple.
  • Ajouter des poteaux verticaux sur le pourtour de votre container. C’est une technique semblable à celle des étais, elle permet également de renforcer la structure.

Comment raccorder 2 containers ?

Encore une fois, deux méthodes existent pour assembler deux containers :

  • La soudure à l’arc, en sachant que les containers sont généralement fabriqués en acier Corten, très résistant à la corrosion. Attention, la température de soudage peut monter jusqu’à 3000°C, il faudra donc parfaitement équipé de protection si vous envisagez cette solution en autoconstruction.
  • Le boulonnage est une seconde alternative pour solidariser deux containers. Il suffit de percer les couches d’acier avec une puissante perceuse, tous les 50 centimètres environ… Ensuite, il faudra placer des boulons et écrous afin de réunir les deux parois.
Une maison avec 3 containers
Crédit photo : Kenneth / AirBnB

Comment enterrer un container maritime ?

Si vous souhaitez enterrer votre container (ou semi-enterré), le sol devra être drainant. Au fond du trou, il faudra placer plusieurs centimètres de gravier et les mettre à niveau. L’eau de pluie pourra ainsi s’écouler plus facilement.

Comment recouvrir un container ?

Plusieurs solutions s’offrent à vous, mais généralement les maisons containers sont peintes afin de garder l’aspect du container. Vous pouvez cependant opter pour un bardage bois, de préférence en red cedar, un bois résistant utilisé pour la fabrication de tiny-house. Si, comme la plupart des propriétaires, vous optez pour un peinture, il faudra choisir une peinture de type Hammerite ou dite bateau. Les peintures acryliques doivent être privilégiées par rapport aux peintures à l’eau… Il est également conseillé de poser un apprêt protecteur, avant de mettre la peinture décorative. Il est également possible d’utiliser du goudron que l’on utilise habituellement pour les vide sanitaires.

Les différentes toitures

Lorsque l’on opte pour une maison container, il existe plusieurs types de toitures possibles… Elles ont leurs avantages et leurs inconvénients. Lorsque l’on opte pour l’autoconstruction d’une maison, qu’elle soit en bois ou fabriquée à partir de container maritime, la question de son toit se pose inévitablement. Les tiny-houses possèdent généralement des toits en pente, comme ceux des abris de jardin ou des maisons traditionnelles. Pour une maison container, le toit des caisses d’acier est déjà formé mais rien n’empêche d’opter pour un toit classique. Il existe trois formes de toit possibles pour les maisons containers : le toit de tuile, le toit plat et le toit végétalisé. Mais, quels sont leurs avantages et leurs inconvénients ? On va tout vous expliquer.

Le toit plat

Lorsque l’on parle de toit plat, on peut s’imaginer un toit à l’horizontal sans aucune pente. C’est évidemment une idée reçue car il fait un minimum de pente, souvent vers l’arrière de la maison pour que les eaux de pluie puissent s’écouler correctement, et éviter les fuites ou la stagnation. Les toits plats couvrent souvent les bâtiments industriels, mais ils sont aussi très utiles dans les constructions privées car ils offrent de l’espace supplémentaires. Les toits plats peuvent vous permettre de vous offrir une terrasse, un patio, un espace sauna etc… En clôturant le tour du toit, vous pouvez utiliser la totalité du toit pour un espace extérieur. C’est aussi sur un toit plat que peuvent s’installer plus facilement les panneaux solaires, si vous recherchez l’autonomie énergétique. Dans une autoconstruction, le toit plat est également le moins couteux à fabriquer. Le seul inconvénient du toit plat est évidemment sa faible pente qui peut provoquer des fuites d’eau, c’est pourquoi il est déconseillé dans les régions où les pluies ou les chutes de neige sont abondantes.

La maison container du coté droit
Crédit photo : Keith / AirBnB

Le toit en tuile

C’est évidemment le toit le plus classique. Les tuiles sont faites d’argile, de céramiques, d’ardoise ou de béton et se fixent sur une charpente avec des clous. Comme sur une construction classique, il est donc nécessaire de construire une charpente en bois pour y installer des tuiles. Les toits de tuiles possèdent les avantages d’être durables, résistants au temps, au vent et au feu… Ils sont également recyclables et assez peu couteux sur le long terme. L’investissement de départ peut être important mais une fois installé, le toit en tuile restera en place pour plusieurs décennies. Le principal inconvénient du toit en tuile est son poids. Les tuiles d’argile peuvent afficher un poids de 380 kilos au mètre carré, cela nécessite souvent de renforcer la structure pour supporter le poids du toit.

Le toit végétal

Ce dernier type de toit est apprécié de ceux qui souhaite une maison container écologique… Toit vert, végétalisé, vivant ou écologique, il se compose de matériaux spéciaux qui permettent de cultiver des plantes. La végétation des toits verts est évidemment conçue pour s’adapter à la situation et les plantes sélectionnées ne nécessiteront que peu d’entretien. Les toits végétalisés sont évidemment très esthétiques et apporte une isolation supplémentaire, ils protègent notamment de la chaleur. A l’inverse du toit plat que l’on peut orner de plantes, le toit végétalisé n’est pas un espace de vie…  Il peut s’adapter à tous les éléments porteurs, mais il faut que le structure soit très solide, car un toit végétalisé est très lourd. Il faut également investir dans un système de drainage et d’alimentation en eau. Le principal inconvénient ou plutôt risque est de voir les plantes végétées et ne pas s’épanouir, voire mourir… Si vous optez pour un toit végétalisé, il faudra, de préférence faire appel à un professionnel, car il ne s’agit pas simplement de le recouvrir de terre et d’y planter des fleurs !

Une maison container noire
Crédit photo : Wiercinski-studio

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La rédaction

Article rédigé par les rédacteurs et pigistes de Neozone

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