Clayola : l’invention d’un système d’irrigation en terre cuite économe en eau qui arrose les plantes pendant 30 jours

Rami Halim Athanasious invente le Clayola, un système d'irrigation innovant inspiré des poteries de l'Égypte antique.

Depuis quelques jours, les averses de pluie balaient la France et c’est plutôt une bonne nouvelle pour l’agriculture et les plantations. Cependant, il se pourrait qu’elles ne soient pas assez intenses pour que le niveau des nappes phréatiques remonte. Certains départements connaissent déjà des restrictions d’eau, alors que nous ne sommes qu’au début du printemps. Cet été, pour conserver de belles plantes, il va falloir innover ou plutôt revenir à des techniques ancestrales. Ainsi, dans l’Égypte antique, les plantes étaient arrosées grâce à un système de poterie en terre cuite qui est semblable à des oyats. Toutefois, une petite différence réside, les poteries égyptiennes sont toutes reliées à un réservoir d’eau. En 2019, Rami Halim Athanasious avait inventé le système Clayola, reproduisant cette technique. Une invention oubliée ? Peut-être. Cependant, elle pourrait bien revenir au goût du jour. Découverte.

Le principe du Clayola

Rami Halim, l’inventeur s’est inspiré des poteries égyptiennes pour créer son système d’arrosage quasi autonome. En 2021, il a fondé la start-up Clayola pour développer son invention, un système de jarres enterrées reliées entre elles, puis « branchées » à un récupérateur d’eau. Concrètement, les jarres sont en terre cuite, formées d’une pointe fermée à l’extrémité. Chaque jarre est positionnée près des racines des plantes. Elles sont ensuite recouvertes d’un couvercle en métal, disposant de deux branchements en eau reliés à une jarre de récupération.

Un système relié à un récupérateur d'eau.
Un système relié à un récupérateur d’eau. Crédit photo : Clayola

La plante se sert dans la jarre la plus petite, créant ainsi un vide qui déclenche automatiquement le remplissage de la jarre. Chaque jarre est reliée « en série » au réservoir d’eau. L’inventeur avance qu’un approvisionnement de vingt litres d’eau suffirait pour arroser six à huit plantes pendant un mois, sans autre besoin d’irrigation. En réalité, le système fonctionne selon la loi de la gravité, une technique que les Égyptiens utilisaient déjà, il y a des milliers d’années. Un site internet abordant l’invention Clayola existe, mais celui-ci ne semble plus être actualisé !

Une jarre en terre cuite à enterrer pour arroser les plantes d'intérieur ou du jardin.
Une jarre en terre cuite à enterrer pour arroser les plantes d’intérieur ou du jardin. Crédit photo : Clayola

Comment fabriquer votre propre système ?

Le système d’arrosage paraît assez facile à réaliser et ne demande aucune technique particulière, puisque c’est la gravité qui lui permet de fonctionner. Pour fabriquer votre système d’arrosage, il vous faut des jarres pointus avec couvercle « perçables », un récupérateur d’eau, un tuyau pour relier les jarres entre elles et au récupérateur. Il faut aussi installer un système de pompe, mais un simple tuyau suffit pour déclencher le remplissage des jarres. Ensuite, il suffit de relier le tout et d’installer le récupérateur en hauteur, plus haut que le niveau des jarres, afin que celles-ci puissent se remplir. Si vous avez déjà siphonné un contenant pour le vider dans un autre, c’est le même principe. Le vide créé par le pompage de la plante provoque le remplissage de la jarre.

Et les oyats, comment ça marche ?

En réalité, Clayola est un système d’arrosage un peu plus perfectionné qu’un oyat simple, car les jarres se remplissent seuls pendant un mois. Les oyats originels sont une méthode d’irrigation souterraine traditionnelle qui étaient utilisée depuis des siècles dans les régions arides du monde. L’oyat est un pot en terre cuite poreux, enterré dans le sol et fermé d’un couvercle. Il suffit de le remplir d’eau et la plante va, elle-même, se servir par les racines. Grâce à cette technique, la plante se nourrit en fonction de ses besoins et ne craint plus la sécheresse ni l’arrosage trop abondant. Avant que la terre ne soit trop dure à creuser, c’est le moment d’équiper vos parterres avec des oyats. Il en existe de toutes tailles, ainsi que pour les plantes d’intérieur.

Cet article contient un ou plusieurs liens d'affiliation. Neozone.org touche une commission au pourcentage sur la vente des produits affiliés, sans augmentation de prix pour l'utilisateur. Pour plus d'informations consultez nos mentions légales.

Plus de 900 000 abonnés nous suivent sur les réseaux, pourquoi pas vous ?
Abonnez-vous à notre Newsletter et suivez-nous sur Google Actualité et sur WhatsApp pour ne manquer aucune invention et innovation !

Nathalie Kleczinski

Passionnée de lecture et d'écriture, il était presque logique que je me tourne vers le métier de rédactrice/journaliste professionnelle. Écrire est une passion, un besoin et une manière de communiquer indispensables. Touche-à-tout de l'écriture, j'aime surtout écrire sur des sujets liés à l'environnement, mais aussi à ceux qui prodiguent des conseils, ou des astuces pour vous aider dans votre quotidien. Je suis une adepte des tests en tous genres, surtout s’ils permettent de créer, de faire des économies, ou d’utiliser des produits recycler ! Je voue également une véritable passion aux animaux et suis très sensible à leur bien-être et aux inventions qui peuvent améliorer leurs quotidiens. En revanche, je peux vite devenir cassante lorsqu’il s’agit de parler de maltraitance. Enfin, j’aime découvrir et faire découvrir de nouvelles inventions, de petites choses qui amélioreront notre quotidien, ou celui des personnes en situation de handicap, autre cause qui me tient à cœur. Bénévole dans une association liée à l’aide aux victimes d’accidents de la route, vous comprendrez aisément que cette cause me touche aussi et que j’estime primordial de mettre en avant tout ce qui peut améliorer cette sécurité routière et empêcher un décès supplémentaire sur la route. Ma devise : Carpe Diem, car la vie est courte, et qu'il faut transformer chaque instant en tranches de bonheur !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Bouton retour en haut de la page