Innovation

Parkinson : deux lycéennes inventent un déambulateur électrique avec détecteur d’obstacles

Marcher, ramasser un objet, se mouvoir, des mouvements difficiles lorsque l'on souffre de la maladie de Parkinson. Avec ce déambulateur intelligent, tout pourrait changer !

La maladie de Parkinson touche chaque année 25 000 personnes supplémentaires en France et l’on compte environ 275 000 malades. Découverte par James Parkinson en 1817, cette maladie est une maladie neurodégénérative. Elle se caractérise par une perte progressive des neurones dopaminergiques et affecte le système nerveux central. Ses principaux symptômes sont des tremblements, des mouvements ralentis et une rigidité des membres. Dans la plupart du temps, les malades atteints de Parkinson sont très dépendants. Pour tenter de leur redonner un peu d’autonomie, deux élèves de terminale de la Chantilly High School (États-Unis), Kaavya Karthikeyan et Akanksha Tibrewala, ont inventé AutoTrem, un déambulateur à roulettes qui devrait améliorer la vie des malades de Parkinson. Découverte.

D’où leur est venue cette idée ?

Malgré leur jeune âge, les deux lycéennes sont passionnées d’ingénierie biomédicale et voulaient aider ceux qui sont dans le besoin. L’arrière-grand-mère d’Akanksha était atteinte de cette maladie. Aussi, la jeune fille pouvait observer que de nombreux mouvements lui étaient difficiles : marcher, s’asseoir, ramasser un objet. Aidée de son amie, elle a effectué des recherches sur cette maladie et elles ont constaté que ce trouble était assez courant. Elles ont aussi appris que la marche était le mouvement le plus délicat à effectuer lorsque l’on était atteint. Elles ont alors décidé d’inventer un déambulateur intelligent qui aiderait les malades à marcher.

Quelle est cette invention ?

Les deux jeunes filles ont inventé un déambulateur équipé d’un capteur qui avance en appuyant sur un bouton et s’arrête dès qu’un obstacle se trouve sur son trajet. Avec cette invention, elles ont obtenu un prix de 2 500 $ dans le cadre du Fairfax Area Student Shark Tank Challenge et vont maintenant se concentrer pour acquérir un brevet pour l’AutoTrem. Elles espèrent améliorer la vie des malades, en les aidant à marcher. Elles ont déjà travaillé depuis deux ans sur leur projet et ont dû déterminer leurs besoins pour fabriquer leur déambulateur. Pour être certaines d’inventer un déambulateur utile, elles se sont entourées de patients et de kinésithérapeutes. Les patients ont pu tester leur premier prototype et ont validé leur invention.

Comment fonctionne-t-il ?

Le déambulateur dispose d’un bouton de chaque côté pour que l’utilisateur les ait à portée de main. Lorsqu’il empoigne le déambulateur, celui-ci avance lentement, évitant ainsi les manipulations difficiles dues aux tremblements ou à une mauvaise coordination des mouvements. Sur le devant du déambulateur se trouvent des capteurs qui vont arrêter le déambulateur « en douceur », lorsqu’un obstacle se présente. Les troubles cognitifs liés à la maladie de Parkinson ne permettent pas d’éviter un obstacle rapidement, car les mouvements sont très ralentis.

Un déambulateur avec détecteur d'obstacle intégré
Un déambulateur avec détecteur d’obstacle intégré. Crédit photo : Univers BYU (capture d’écran YouTube)

Avec le déambulateur, le patient a moins de risques de se cogner et peut marcher à son rythme sans devoir soulever ni reposer le déambulateur, évitant également de le faire tomber. Les deux étudiantes espèrent maintenant obtenir un brevet pour leur invention, puis trouver un industriel qui sera intéressé pour le produire en série. Elles espèrent ainsi améliorer grandement le confort des malades et leur redonner un peu d’autonomie. Encore une fois, elles nous prouvent que les inventions ne sont pas le domaine exclusif des hommes qui sont beaucoup plus nombreux que les femmes dans ce domaine. Et que les inventeurs n’ont pas d’âge, à peine 18 ans et déjà inventrices ! Chapeau Mesdemoiselles !

Source
Northernvirginiamag.com

Méline Kleczinski

Jeune rédactrice de 20 ans, j'aime parler d'actualités, d'environnement et de ce qui se rapporte aux sciences et à la psychologie. Je suis passionnée par les animaux en général et par tout ce qui touche à leur bien-être.

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